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Les bons réflexes à adopter face aux fausses offres de prêt immobilier

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Plus que jamais, la vigilance est de rigueur face aux fausses offres de prêt immobilier. Cette escroquerie est en recrudescence et peut remettre en cause la finalisation d'un projet immobilier.

Mieux vaut prévenir que guérir. Chaque professionnel de l'immobilier travaille la plupart du temps pour des clients qui, parallèlement, ont besoin d'un prêt immobilier pour financer l'achat de leur futur bien. Et dans un contexte post-inflation, les experts devront aussi tenir un rôle de conseil auprès de leur client face aux offres de prêt immobilier beaucoup trop alléchantes.

En septembre 2024 déjà, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) avait alerté le public devant la recrudescence des fausses offres de prêt immobilier ou de rachat de crédit qui entraînaient un risque majeur de pertes importantes pour les victimes.

Pour rappel, l'ACPR est adossée à la Banque de France. Son rôle est de contrôler les secteurs de la banque et de l'assurance et de veiller à la stabilité financière. L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution est aussi en charge de la protection de la clientèle des établissements contrôlés et s'occupe de lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Les principes de l'escroquerie

Si l'ACPR a tiré la sonnette d'alarme en septembre dernier au sujet des fausses offres de prêts immobiliers, la CNCEF Crédit, l'association professionnelle agréée des courtiers et des mandataires, en fait de même aujourd'hui. Elle observe une recrudescence de ce type d'arnaque. Si les bons profils peuvent, en effet, se voir proposer des taux intéressants, avec par exemple une banque qui a fait « une promo » pour ses taux, les taux ne sont pas totalement décorrélés du marché. Les escrocs s'attaquent souvent à leurs victimes avec des offres de taux trop attractifs. « Dans un contexte de pouvoir d'achat en berne et de difficulté d'accès au crédit, la tentation est grande pour de nombreux Français de contracter très rapidement avec un organisme qui leur propose un prêt à un taux très avantageux, en deçà des prix de marché. Mais attention ! », explique la CNCEF Crédit.
L'association professionnelle des courtiers détaille également la manière dont se monte l'escroquerie. Les escrocs usurpent l'identité d'établissements bancaires, souvent en ligne et parfois très connus. Ils n'hésitent pas à créer un faux site internet, afin d'obtenir une réplique fidèle du site officiel, également appelé « site miroir ». Puis, ils diffusent des annonces publicitaires sur les réseaux sociaux ou des emails de phishing. Leur objectif : inviter les personnes intéressées par leur fausse offre à se rendre sur le faux site. « Après avoir fourni en ligne les documents et renseignements nécessaires, les emprunteurs ont la joie de recevoir très rapidement une offre de prêt attractive, qu'ils s'empressent de signer pour ne pas laisser passer une occasion inespérée », poursuit la CNCEF Crédit.
Puis, il leur est demandé de signer un mandat de prélèvement afin de verser leur apport personnel. A partir de ce moment, les échanges s'arrêtent. Les emprunteurs n'ont aucun moyen de joindre le supposé établissement prêteur « les escrocs ayant purement et simplement disparu avec les sommes prélevées ».

Les points de vigilance

Si des clients lui font part de certains doutes au sujet d'un établissement de prêt, le conseiller immobilier peut lui détailler certains points de vigilance. Même si les escrocs reprennent le logo, le design et parfois même l'URL du site authentique, le site miroir présente toujours de légères modifications, comme par exemple l'ajout d'un tier ou une extension différente. Le site peut alors se terminer par « .net » au lieu de « .fr ». Pour bien vérifier si les taux proposés sont corrects, il convient de ne pas cliquer sur le lien fourni mais plutôt de taper le nom de l'établissement financier dans la barre de recherche. Si l'offre comporte également des fautes basiques d'orthographe ou de syntaxe, ce sont des signes d'alerte. En cas de doute, il est possible aussi de tester le numéro de téléphone qui figure sur le site. Si l'appel reste sans réponse ou bascule sur la messagerie d'un téléphone portable, inutile de poursuivre la démarche.

Attention aux offres trop alléchantes

Autre détail important : il manque souvent des chiffres au numéro d'immatriculation à l'Orias, le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance. Ce numéro doit comporter 8 chiffres. Mais surtout « une offre trop alléchante, décorrélée des taux pratiqués par les banques traditionnelles, doit vous alerter. Pour rappel, le taux moyen en vigueur en février 2025 est de 2,99% sur 20 ans. Un versement d'apport pour un crédit immobilier ne se fait généralement pas par prélèvement, mais par virement », conclut la CNCEF.

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